Ce projet de série TV est né après une séance photo perso à l’atmosphère médiévale fantastique. Tout le monde avait pris du plaisir à la faire et Zac, l’un de mes modèles, m’avait dit très enthousiaste que ce serait dommage d’en rester là...

Depuis mon adolescence où j’avais lu le cycle d’Elric de Moorcock, je rêvais de voir un jour un film ou une série d’heroic fantasy avec un côté non manichéen et sombre assumé. Quelque chose de plus intelligent et plus adulte que Conan ou Xena. Aujourd’hui cela existe avec l’excellente série qu’est Game of Thrones. Mais en 2003, rien de tel ne se profilait à l’horizon.

A côté de cela, je me doutais bien qu’en France ce n’était franchement pas gagné pour trouver une production pour une série de genre comme celle-ci. Mais je me disais qu’il existait tout de même canal + et EuropaCorp, et que s’il y avait une chance, si mince soit-elle, je me devais de la tenter.

Comme je voulais tenir à la fois les rôles de scénariste et de conseiller artistique, je décidais dès le début de réaliser un court teaser pour pouvoir présenter aux productions l’ambiance que je m’imaginais.

La difficulté c’était qu’une série médiévale fantastique demande des décors comme des costumes… et que je n’avais pas plus de 800 € de budget à y consacrer, autant dire peanuts. Moralité, j’ai dû faire fonctionner à fond le système D pour y arriver, et si de cette façon l’on parvient aussi à des résultats, cela demande plus d'efforts et prend beaucoup de temps.
Et plus les délais augmentent, plus il est difficile de garder les gens motivés sur un projet. Cette problématique est certainement ce que j’ai eu de plus compliqué à gérer quant à la réalisation du teaser.

Pour conclure, lorsque j’eus fini le film et l'écriture d’une saison complète de 16 épisodes dont vous pouvez lire un extrait ici, j’ai contacté de nombreuses productions par mail et j’en ai retiré deux contacts.
L’un avec le responsable de la branche courts-métrages d’EuropaCorp la production de Luc Besson. Malheureusement après quelques échanges de mails où il semblait intéressé, je n’eus plus de nouvelles de sa part. Ma fierté de l’époque en prit un coup et je n’insistais pas, erreur de jeunesse…
Mon second contact était une petite boite de production parisienne dont j’ai oublié le nom et qui n’avait jusque là réalisé que des publicités et des courts métrages. Ils avaient trouvé mes scénarios très sympas et ils ont essayés de convaincre une chaîne de TV française de coproduire le projet, mais aucune n’accepta de se mouiller.