Elrin

Il n’a jamais connu sa mère car celle-ci est morte à sa naissance. Elfendor, son père, est un puissant prince elfe, qui l’élèvera de la façon la plus stricte. L’éducation très dure qu’Elrin aura à souffrir durant son enfance incombe à son père qui ne peut s’empêcher de lui reprocher la mort de sa femme durant l’accouchement (fait rarissime chez les elfes et inexpliqué).
Pour se libérer du manque causé par la disparition de sa mère, auquel s’ajoute la chape de culpabilité muette entretenue par son père, Elrin va s’efforcer de devenir le meilleur en tout point.
Malheureusement, si ses énormes capacités ainsi que son ardeur à la besogne parviennent à forcer l’admiration d’Elfendor, elles ne lui ouvriront jamais totalement les portes de son cœur.
Cette situation d’enfant prodige, mais mal aimé, le rendra solitaire et peu enclin à être à l’aise avec ses compatriotes qui le jugeront bien souvent comme quelqu’un d’hautain.
A l’adolescence, Elrin se retrouvera éminemment seul, d’autant qu’il fuira les jeunes prétendantes de son âge, par peur du sentiment d’abandon qui comme une malédiction a déjà marqué au fer rouge sa jeune vie.
C’est à la fin de l’adolescence, qu’Elrin rencontrera par hasard Dan, lors d’une rixe impromptue avec des orcs. De cette rencontre fortuite entre deux personnages que tout oppose, hormis leurs origines nobles, naîtra curieusement une véritable amitié.
Elrin trouvera en la personne de Dan un compagnon à la bonhomie paillarde et rassurante, mais aussi un initiateur à la vie fourmillante des villes humaines et aux plaisirs désinvoltes de la chair.


Dan

Dan, fils unique d’un Duc, est un peu plus âgé qu’Elrin. Eduqué dans la tradition de la noblesse de ses ancêtres, Dan sent très vite peser sur lui la chape des convenances et de la bienséance. Hors depuis son enfance, il n’a jamais raté une occasion d’aller jouer et se confronter aux fils et filles de roturiers des bourgades alentours. Sa grande gueule alliée à une bonhomie affichée, font qu’il n’a jamais eu de mal à se faire accepter des gosses des petites gens.
Finalement, Dan va rencontrer Elrin par hasard et va immédiatement se lier à lui. En dehors du fait qu’il lui doit la vie, Dan trouvera chez Elrin une ardeur à la tâche et une volonté qui bien souvent lui ont fait défaut.
Chacun à leur manière, nos deux frères d’armes cultivent une solitude intérieure qui les rapproche.
Pas loin d’un an après sa rencontre avec Elrin, Dan se décidera à fuir son père et l’ennuyeuse noblesse provinciale. Il suivra une belle qui l’aura séduit au sein d’une troupe d’amuseurs publics. Mais cette escapade finira en tête à tête avec une meute orc qui laissera Dan comme unique et amer survivant.
En désespoir de cause, il ira jeter sa honte et son chagrin dans les caniveaux de la capitale qu’il arpentera ivre mort bien des nuits, avant de devenir un truand local.


Ophélis

Orpheline, rencontrée par le souverain Leifort au hasard d’une ruelle mal famée, Ophélis attirera l’attention du roi par son esprit combatif couplé d’un courage et d’une détermination hors du commun.
C’est à l’âge de 6 ans que Leifort va la recueillir. Le souverain veillera tout particulièrement à son éducation. Ainsi, Ophélis sera versée dans l’art des lettres et du savoir vivre. Mais en même temps que cette éducation classique pour une femme de la cour, il lui sera aussi prodigué une éducation guerrière et politique.
Après l’avoir sortie de la souillure qui agrippe les enfants de la rue, Leifort gardera toujours un œil sur elle, à la fois paternel et intransigeant.
L’intelligence et la force de caractère d’Ophélis émerveilleront celui-ci, de sorte que petit à petit, il se mettra à la considérer un peu comme sa propre fille. Elle rassérénera son instinct paternel auparavant mis à mal par le fait, que jusqu’ici, il n’est pas parvenu à engendrer sa propre descendance.
Cependant, Ophélis sera gardée au secret.
Très tôt, Leifort se servira d’Ophélis comme espionne, plus tard comme assassin. Et celle-ci par dette, amour et fidélité, ne déméritera jamais à son service, s’acquittant parfaitement de périlleuses missions.
Ophélis tient le roi en une admiration hiératique qui s’apparente à un amour divin. Et c’est sans hésiter qu’elle donnerait sa vie pour servir ses desseins.
Femme magnifique, servie par une beauté animale et magnétique qui dissimule une intelligence retorse, Ophélis a presque toujours réussi à atteindre ses objectifs. Mais derrière sa grande assurance et sa volonté de fer se cache une meurtrissure intérieure qui ne se refermera jamais : celle d’une orpheline de la misère.


Elissa

Bien qu’elle soit jeune, elle incarne sagesse et maturité. C’est une elfe élevée au rang de « prêtresse de vie » parce que la Nature lui a accordé le dont de guérison sur les êtres vivants. Il n’existe qu’une personne par génération à qui les esprits de la nature accordent ce privilège.
Cette rareté fait de l’élu quelqu’un traité avec déférence par la communauté elfe.
Dès son adolescence, Elissa va consacrer sa vie à soigner ses frères de race, se déplaçant partout où son aide est requise.
Lorsqu’elle rencontre Elrin, Elissa a déjà été durement confrontée aux cruelles réalités de la guerre, mais malgré ça, jamais elle ne perdra son sens aigu de l’abnégation.


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